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12 février 2013 - 19:00

En 1987 Gille Quénéhervé éclabousse le sprint mondial de sa vitesse. Il établit des performances qui résisteront jusqu'à l'arrivée de Christophe Lemaitre.

C'EST ARRIVÉ EN... SEPTEMBRE 1987

nLes championnats de France juniors 1985 à Montgeron furent l’occasion d’une sacrée révélation en sprint. Un junior quasi inconnu y remporta le doublé 100m – 200m, ce qui le conduisit en équipe de France senior dès l’été pour la Coupe d’Europe. Gilles Quénéhervé ne tarda pas à confirmer ses étonnantes dispositions en prenant plusieurs quatrièmes places en grands championnats, en individuel ou en relais, comme aux Europe et aux Mondiaux indoor en 1987. 

Cette année 1987 fut assurément sa meilleure année, même si les JO 1988 restèrent aussi une réussite (finaliste sur 200 m et médaillé en relais). C’est à Rome que l’exploit eut lieu lors des seconds championnats du Monde. Le 1er septembre, il passa aisément les séries et les quarts de finale avec des victoires en 20’’59 puis 20’’48. Deux jours plus tard, il remporta sa demi-finale en 20’’31, améliorant le record national qu’il avait pris à Pascal Barré deux mois auparavant. En fin d’après midi, sa finale fut un régal et il ne manqua que quelques millièmes pour l’or face à Calvin Smith. Médaillé d’argent en 20’’16, il mit le record de France si haut qu’il fallut attendre Christophe Lemaitre pour le battre en 2010.

Crédit photo : Jean Pierre Durand

            Source : Luc VOLLARD

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